Combien garder sur son livret ? L’épargne de précaution expliquée
Avant de penser à faire fructifier son argent, il y a une étape que beaucoup oublient : se constituer un coussin de sécurité. C'est l'épargne de précaution. Combien ? Où ? On fait simple.
C’est quoi, l’épargne de précaution ?
C'est l'argent mis de côté pour les imprévus : une voiture qui tombe en panne, une machine à laver à remplacer, une baisse de revenus. Son rôle n'est pas de rapporter, mais d'être là, tout de suite, le jour où vous en avez besoin. Elle vous évite de puiser dans vos placements au mauvais moment, ou de prendre un crédit en urgence.
Combien faut-il garder ?
La règle la plus répandue : l'équivalent de 3 à 6 mois de dépenses. Pour un foyer qui dépense 2 500 € par mois, cela représente entre 7 500 € et 15 000 €.
Visez plutôt le haut de la fourchette si vous êtes indépendant, si un seul revenu fait vivre la famille, ou si vous avez des enfants. Plutôt le bas si vos revenus sont très stables.
Où la placer ?
Sur des livrets réglementés : disponibles à tout moment, sans impôt, et sans possibilité de baisser. Le Livret A accueille jusqu'à 22 950 €, le LDDS jusqu'à 12 000 €. Le LEP, réservé aux revenus modestes, rapporte davantage.
Et au-delà ?
C'est là que beaucoup se trompent : tout ce qui dépasse votre épargne de précaution n'a plus besoin d'être disponible du jour au lendemain. Cette partie-là peut viser plus haut, sur le moyen ou le long terme, selon vos projets.
- L'épargne de précaution sert aux imprévus, pas à rapporter.
- La règle : 3 à 6 mois de dépenses, disponibles immédiatement.
- Sa place : les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP).
- Au-delà, votre argent peut travailler plus longtemps.
Plafonds des livrets en vigueur en octobre 2026. Article à visée pédagogique, qui ne constitue ni un conseil personnalisé ni une recommandation d'investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.